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Blog · Série « Erreurs d'entreprise »

PCSOFT : la grille se précise — 75, 100, 225

Depuis juin, j'analysais la tarification « à la session » avec les chiffres disponibles. Une réponse précise de PCSOFT circule désormais : un confrère de la communauté WinDev a publié celle qu'il a reçue. Elle ne vient pas de moi, je la relaie — et je l'ai recoupée avec les sources publiques : les pages officielles de PCSOFT et le fil de 117 messages sur developpez.net. Voici ce qui tient, ce qui diverge, et ce que personne ne cite.

Ce qui est officiel — et publié

La page « Sessions » de PCSOFT définit noir sur blanc : une session = 1 compte utilisateur (au sens système) × 1 machine, physique ou virtuelle × 1 application × 1 type de base de données — et la liste des bases comptées inclut jusqu'à SQLite et xBase. L'utilisateur de la compta lance son application HFSQL sur son poste : 1 session. Son collègue, dont l'application attaque HFSQL et MySQL : 2 sessions. Il utilise aussi l'application du premier : encore une.

Le détail que personne ne cite, sur la même page : la session est activée pour 30 jours et libérée automatiquement si elle n'est plus utilisée. Changer de machine crée bien une session de plus — mais l'ancienne se libère à échéance. En régime permanent, ce qui compte, ce sont les postes réellement actifs : exactement la base de calcul de mon calculateur depuis le premier jour.

Le tarif, maintenant

Le prix catalogue officiel, publié sur la page « Offres » : 290 € HT par session et par an, avec des formules à sessions incluses (de 5 sessions pour la formule Bronze à 100 pour la Titanium) et une remise « Early Adopter » limitée à la première année. La réponse rapportée décrit, elle, une offre avec engagement de trois ans : 75 € HT la première année, 100 € la deuxième, 225 € la troisième. Le triple, sur un nombre de sessions qui gonfle mécaniquement avec chaque machine, chaque base, chaque application. L'an 1 n'est pas un prix, c'est un appât — la mention « première année uniquement » de la page officielle le confirme à sa manière.

Et la négociation ne sauvera pas tout le monde : sur developpez.net, un indépendant rapporte un devis à 200 € par session et par an, sans la moindre dégressivité — même en demandant un prix pour 50 000 sessions.

Les zones grises

Les postes de développeurs ? La réponse rapportée les dit exclus du comptage ; des témoignages sur les forums affirment le contraire. En l'absence de règle publiée, je ne tranche pas : faites-le confirmer par écrit avant tout engagement. Même prudence pour le comptage en RDS/TSE ou VPN, sur lequel rien n'est publié.

Et WebDev ?

Aucune décision chiffrée, mais ne vous y trompez pas : un modèle se dessine déjà. Les éléments qui circulent — sans chiffres à ce stade — décrivent une part fixe calculée sur le serveur (nombre de cœurs et de Go de RAM) et une part variable sur le nombre de requêtes HTTP par jour, en moyenne lissée sur le mois. L'exemption n'a donc jamais été le plan.

Beaucoup voyaient dans WebDev une porte de sortie : migrer et attendre. Ce modèle referme la porte — et il mérite qu'on s'y arrête, parce qu'une facturation au trafic est d'une autre nature que la session. Votre facture suit votre audience, pas la valeur que vous en tirez : un site qui marche coûte plus cher, un pic de trafic se paie, et la question des robots d'indexation — comptés ou non ? — reste entière. Migrer en WebDev, ce n'est pas sortir de la dépendance, c'est changer de compteur.

Dans ma série sur les erreurs d'entreprise, j'appelle ça consommer son stock de captivité. Chaque hausse en prélève une part ; le jour où le coût de la dépendance dépasse le coût de la sortie, le stock se vide d'un coup. Avec une trajectoire ×3 posée noir sur blanc, chacun peut désormais calculer ce jour lui-même.

Mon calculateur est à jour de cette grille — projection sur les trois ans de l'engagement, dans votre navigateur, sans envoyer aucune donnée.

Et si votre propre échange avec PCSOFT dit autre chose, écrivez-moi : c'est en croisant les réponses qu'on saura ce qui est négocié et ce qui est tarif.

Articles précédents : PCSOFT : une erreur d'entreprise en temps réel · 48 heures après la dissection

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