Blog · Série « Erreurs d'entreprise »
PCSOFT : 48 heures après la dissection
Lundi, j'ai publié mon analyse de la tarification « à la session ». C'est devenu le post le plus lu de ma série sur les erreurs d'entreprise — mais ce ne sont pas les statistiques qui m'ont marqué. Ce sont vos messages. De France, de Belgique, de Suisse, d'éditeurs comme de DSI.
Trois questions reviennent, systématiquement.
« Ma facture peut-elle vraiment atteindre ces montants ? »
Souvent non, et c'est important de le dire : le produit utilisateurs × machines qu'on brandit est un majorant théorique, rarement atteint. La vraie base de comptage, ce sont les postes réels. C'est précisément pour ça que mon calculateur affiche une fourchette, pas un chiffre choc.
« Faut-il tout réécrire ? »
Pas aujourd'hui, et surtout pas d'un bloc. Ce que j'ai validé en R&D cette semaine : on peut affranchir les données et les accès sans toucher au code métier — migration progressive, fichier par fichier, testée sur une version 22 de 2017.
Soyons honnêtes : la grille est opaque et encore mouvante. Si demain PCSOFT facturait la session indépendamment des bases de données, une refonte du front deviendrait inévitable. Mais ce jour-là, vos données et votre backend seraient déjà en terrain libre — la réécriture se réduirait à l'interface, pas au système entier. C'est toute la différence entre subir le calendrier de l'éditeur et préparer le sien.
« Par où commencer ? »
Par un chiffre, pas par une décision. On ne quitte pas un écosystème sur un coup de tête ; on le quitte quand le coût de la dépendance dépasse celui de la sortie. C'est exactement ce que mesure un audit de dépendance : sur pièces, sans accès à vos données, à prix fixe.
La captivité n'est pas une fatalité technique. C'était l'hypothèse de lundi ; ce sont les tests de cette semaine qui la nuancent et la confirment à la fois.
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